VALCKE Christine

bfk Bages 8

Vit et travaille à Cadaquès et à Séte

Christine parle de son travail

Mon enfance a été bercée par les gris infinis du ciel et de la mer d’Ostende, les noirs de ses brise–‐lames, le flux incessant des marées, rythmes, respirations, pulsation permanente.

Dans “le mystère de passivité de la vision”(Merleau–‐Ponty),ces formes, ces rythmes

Sont devenus pour moi un langage avec lequel je cherche à correspondre avec le monde.

Un sentiment aigu d’être bien démunie pour l’aventure m’a fait choisir des moyens sobres, à portée de main, et réduire progressivement mon vocabulaire à un jeu permanent de confrontation–‐fusion entre masse et transparence en perpétuel mouvement et aux transitoires équilibres qu’il engendre.

Immobilité et volatilité permanentes du temps. La pensée au repos, entrer dans le regard nu et laisser la fragilité d’une ligne, d’une fracture, d’un rythme, creuser sa présence en nous.

Christine VALCKE